PIQUE-NIQUE 8
1 septembre 2007


AU PARC LAURIER
rue Laurier entre la
rue Mentana et Brébeuf
de 12h00 à 17h00

NOUVEAU ! Des Publications et des t-shirt Pique-Nique seront en vente lors de l'événement. Si vous ne pouvez vous déplacer, vous pouvez toujours communiquer avec nous par courriel à l'adresse suivante: info@pique-nique.org

Info: 526-2647 ou 529-4631

 
       
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PIQUE-NIQUE 7
Depuis bientôt 8 ans, les membres du collectif Pique-nique s’interrogent sur l’art d’intervention in situ. C’est le besoin de confronter directement nos travaux à la vision du grand public et la volonté d’investir des lieux urbains qui anime notre groupe. Nous créons donc des événements à caractère social qui se déroulent dans des lieux de passages afin de surprendre notre public cible dans son environnement quotidien.

Dans cette optique, nous investissons à chaque année un lieu publique afin d’y établir notre Pique-nique d’œuvres éphémères. Pendant une journée, nous transformons l’espace urbain choisi en un lieu de diffusion, d’expérimentation et de discussion sur les arts visuels. Les membre du collectif Pique-nique et leurs invités vous invitent donc à venir voir leurs interventions au parc Laurier (sur la rue Laurier entre la rue Mentana et Brébeuf) samedi le 1 septembre 2007 dès midi.


Avec:

 
La notion de rencontre est au centre du travail de Jason Arsenault. Qu’il s’agisse de mettre en place un dispositif matériel ou une situation, l’artiste s’emploie à créer des interfaces qui lui servent de support pour la production d’interactions. Car ce qui l’intéresse, c’est de s’approcher de l’inaperçu, de pointer les faits et les gestes minuscules qui se produisent tous les jours et sur lesquels, bien souvent, aucun regard ne se pose. Ses œuvres nous montrent comment il fouille, lit et interprète le mouvement qui prend forme dans l’espace partagé. Mais sans notre présence, ses projets resteraient lettre morte ; nous en sommes, en quelque sorte, les révélateurs – de part et d’autre. Dans cette édition de Pique-Nique l’intervention sonore intitulée « Fore! » soulignera les dangers potentiels reliés au golf. http://www.jasonarsenault.info

Patrick Bérubé à une pratique essentiellement en installation et en intervention in situ. C’est avec une pointe d’ironie et d’humour qu’il réalise différents espaces de résistance. Jouant sur des petites détresses quotidiennes, il questionne nos comportements et nos réactions face à différents événements ou situations qui ne laissent normalement peu de choix et de possibilités d’agir ou de réagir. Ses œuvres seront présentées en Alberta et en France prochainement. Il présente cette année "Opposition butée". D’apparence banale et quelque peu déroutante. Il marque un point d'arrêt, une réflexion qui tente de bouleverser l'ordre, les normes et les conventions. Défiant les lois de la logique courante, elle est une sorte de révolte qui traduit et encourage la contrariété et l'obstination face à une contrainte, une limite ou une impuissance. http://www.patrickberube.com

Guillaume la Brie vit et travail à Montréal. Son travail en sculpture s’articule à travers des déstabilisations de l’architecture et des objets que celle-ci contient. Pour Pique-nique 8, c’est  à la piste cyclable traversant le parc qu’il s’intéresse. En recouvrant une portion de cette voie avec du gazon il unira le terrain qui la borde. Ainsi, le parcours des cyclistes sera affecté par ce « trou » crée sur leur chemin.
Le travail de Guillaume La Brie a été exposé dans plusieurs centres d’artistes au Québec et à l’étranger. Le 18 octobre il exposera à la galerie de l’UQAM. 


Mathieu Lacroix vit et travail à Montréal. Il détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. Maintenant à sa 6e participation à l’événement Pique-nique, Mathieu poursuit son investigation du rapport tordu qui existe entre l’homme et la consommation. Par le biais d’interventions absurdes et bon marché, le spectateur est questionné sur son identité et son environnement immédiat. Comme dit l’adage, rien ne se perd, rien ne se crée, mais tout se transforment.  À l’occasion de Pique-nique 8 un des mystères de la vie sera élucidé ! On a pu voir son travail au sein de divers événements interdisciplinaires à Montréal et à Québec.

Véronique Lépine vit et travaille à Montréal. La réutilisation d’éléments familiers est ce qui prédomine dans ses interventions.. Elle est stimulée par l’invention qui se loge dans l’incongruité et les contradictions apparentes. Les lieux qui sont tout à coup habités le temps de passer un message, ou un événement. Elle s’exerce à retravailler en ces lieux  ce que nous n’interrogeons plus du regard et tenons tout simplement pour acquis; les gens, les coutumes, des faits anodins, des postures passé. Pour PN8, elle construira une foule qui vit dans un espace restreint du parc et qui habite le lieu de manière aussi temporaire que les visiteurs du parc. Elle a réalisé des interventions au Chili et en Argentine, et a participé au projet de Mathieu Valade à la galerie Circa et au lieu, à Québec, en 2007 ainsi qu’à diverses expositions au Québec.

 Thierry Marceau met en mouvement, par ses actions, une multitude d’images connues de tous. Ces images populaires sont remaniées, détournées et assemblées de manière déconcertante. Costumé au centre de l’arène, l’artiste apparaît sous de multiples apparences et s’entourent de figurants pour compléter ses tableaux. À Pique-Nique 8, Thierry réagit au lieu qui lui est proposé, rassemble le «large public» et déplace tout ce qui l’entoure... même ce que l’on croyait immobilisé à jamais. Ferez-vous partie de la scène ? Il poursuit une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Son travail de performance et ses bandes vidéo ont été présentées dans le cadre de nombreux événements au Québec tel que  Nouvelle performance (Le Lieu), VIVA! Art+Action (Dare-Dare) et 8 personnages... (Clark) www.thierry-marceau.com

Marie-Hélène Plante vit et travaille à Montréal.  Sa pratique artistique est motivée par le désir d’aider, de rendre subtilement service. Elle améliore des installations qui existent déjà, mets à la disposition des passants des objets qui peuvent leur être utiles. C’est en rassurant, en faisant gagner du temps, qu’elle souhaite établir une relation d’aide anonyme avec le passant-spectateur. Elle confectionnera des prothèses d’herbes synthétiques pour en ajouter là où il en manque,  où ça ne pousse plus.

Edouard Pretty  s’est installé à Montréal vers le milieu des années soixante-dix.  Il a complété un baccalauréat  en Arts Visuels dans le début du vingt et unième siècle et prévoit devenir un brillant avocat pour la fin de la présente décennie.  Pour la huitième édition de l’événement  PIQUE-NIQUE, il vous présente un Green fait de petit bout de papier battant au vent comme les feuilles d’un peuplier.

 Janick Rousseau & Max-Antoine Proulx forment un duo. Ils s'inspirent de problématiques du quotidien tout en brouillant les codes et les signes de leurs domaines réciproques, les arts visuels et le théâtre. Leurs actions performatives mettent en place deux ego, deux singularités affirmées, où la parenté existe, mais pas forcément la ressemblance. La complicité a sa part, mais la rivalité aussi, même lorsqu'elle ne s'avoue pas. Voilà pourquoi l'ensemble de leurs actions évoque la compétition sportive, dans une forme événementielle où chacun des protagonistes recherche simultanément le même avantage, le même titre.

Mathieu Valade réside à Québec. Il est diplômé de l’Université Laval où il a récemment terminé un diplôme de maîtrise en arts visuels et de l’UQÀM où il a fait ses études de baccalauréat dans le même domaine. Sa pratique sculpturale tente d'établir des ponts entre les objets abstraits et les objets usuels. Kathleen Kelly est un duo d'artistes fondé il y plus de dix ans à Québec. Ils sont diplômés de l’Université Laval. Leurs performances et installations mettent de l'avant la désuétude de différents codes et références au quotidien.  Ils ont participé à plusieurs manifestations artistiques et échanges internationaux. Mathieu Valade et Kathleen Kelly  joignent leurs talents avec un projet qui parle d'amour.  Deux projets antérieurement présentés séparément à différents Pique-niques son réunis et dialoguent.  Jugements esthétiques et jugements de valeurs se côtoient dans une simplicité dénudée de tout artifice, comme dans le vrai amour.

Leurs invités:

Le travail de Simon Bilodeau est d'apparence soignée et sensible. Il questionne la peinture. La problématique posée par le médium, les idéaux représentés, la notoriété de l'artiste et du monde auquel appartient l'œuvre. Il s'interroge sur la valeur de l'œuvre, son utilité et sa validité en lui conférant ce qui est nécessaire pour l’obtention de ces qualités. Des matériaux nobles, une signature et une fin commerciale. Pour Pique-Nique 8, il propose une fouille archéologique. Il y aura 18 sites excavés. Ces trous, des cachettes, des lieux d’enfouissement où l’on peut découvrir des trésors oubliés, tantôt laissés inachevés, négligés et perdus dans le temps…

Amélie Brisson-Darveau habite et travaille à Montréal. Son travail questionne le rapport entre le corps et son environnement. Elle s’intéresse plus précisément aux stratégies que développe l’individu afin de marquer sa présence dans sa communauté.  « Quelle distance existe-t-il entre moi et l'autre, entre l'individu et la communauté? Comment puis-je traverser le corps des autres et de quelle manière peuvent-ils franchir le mien dans un endroit précis? » En 2006, elle a reçu le prix du Centre des arts et des fibres du Québec et en 2007 le Concordia University graduate fellowship. Son travail a été présenté récemment à  la galerie Diagonale et à la Maison de la Culture Côte-des-Neige.

Christine Comeau vit et travaille à Québec. Diplômée au baccalauréat en arts plastiques de l’université Laval en 2007, sa pratique artistique s’inscrit dans l’ordre de la manœuvre et de l’installation. Elle s'intéresse à cette matière qu’est le tissu en tant que formes de vie, de jeu et de prise de conscience vis à vis de  l’autre et le monde dans lequel nous vivons. Elle confectionne avec des tissus unis et lisses, des survêtements qui regroupent des personnes, des volontaires afin de créer un jeu d'interconnexion tout en questionnant l'idée de réseau et de l'identité sociale. Elle présente pour sa première participation à l’événement Pique-Nique, une série de survêtements blancs. Des volontaires provenant du public seront confrontés à se déplacer et à jouer ensemble.  

Depuis deux ans, Caroline Dubois et Belinda Campbell travaillent en collaboration. Elles développent des performances où l’humour oscille entre burlesque et malaise. La dynamique de leurs rapports de force les amène à travailler différentes sculptures vivantes, mouvementées ou figées dans le temps. Elles cherchent à concevoir et à incarner des personnages génériques par une mécanique proche de rites sexuels qu’elles modèlent aux grés d’interactions fluctuantes. Elles orientent ces interdépendances, ces unions et désunions physiques vers l’ingratitude d’un « manège à deux têtes » . Fesses et Crécelle s’en vont au golf. Fesses prend Crécelle par les jambes et la fait balancer. Crécelle crie de joie ou de douleur? Crécelle se fige quelques instants. Fesses prépare quelque chose. En agitant ses membres musculaires, Crécelle voit son bassin dévier d’un côté. Fesses s’en approche, les mains bien droites devant. Que se passe-t-il lorsque Fesses et Crécelle s’en vont au golf?

Martine Galarneau vit et travaille à Montréal. Ses oeuvres se traduisent sous forme de sculptures interactives et d'installations. La participation des spectateurs est pour la majorité de ses projets une nécessité à l'aboutissement de l’œuvre. Par la création de formes et d'espaces sensibles, elle incite le souvenir et la mémoire. Elle trompe, détourne, dévoile, mais surtout elle veut jouer; jouer avec la mémoire des sens. Martine travaille comme accessoiriste et poursuit présentement une maîtrise en éducation des arts à l'université Concordia.

Le  travail de Mathieu lefèvre est constitué de sculptures, d’installations, de performances et de peintures,  Ses œuvres font souvent référence aux mœurs sociétales, économiques et artistiques. L’absurde, la satire et l’idiotie lui permettent d’expérimenter différentes façons de subsister à l’intérieur des systèmes sociaux et artistiques. Il rêvasse à différents comportements qui pourraient aider ou nuire au succès d’une personne, à son acceptation dans ces milieux.  Sa recherche le mène à les simplifier, jusqu’à deviner leur logique et de les présenter ainsi, en tant qu’interprétation possible du monde. Pour sa première participation à Pique-Nique, Mathieu suggèrera une piste de mini-golf démuni de tout son aspect compétitif, le plaisir du défi sportif étant inexistant.

Les recherches qu’effectue Julie Villeneuve portent sur les corrélations entre couleurs et vie quotidienne. Elle met en évidence l’influence qu’ont les couleurs des objets et de l’environnement sur les choix, l’humeur et les actions de chacun. Améliorer le fonctionnement des activités courantes devient un axe central. Son travail multidisciplinaire suggère des réponses utopiques puisées dans un imaginaire coloré et merveilleux. Julie Villeneuve détient un baccalauréat à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été présenté lors d’événements artistiques à Montréal et à Paris. www.julievilleneuve.com